Depuis 2 mois, 2080 infirmières du réseau Asalée, dont 46 en Ille-et-Vilaine, sont privées de leur salaires, bien qu’elles continuent à travailler et soigner leurs patient·es.

J’ai rencontré leurs représentantes locales dès le 19 février. Depuis aucune avancée n’est intervenue, la situation reste bloquée avec la cessation des subventions de l’assurance maladie à l’association, dont on rappelle qu’elle est à but non lucratif et que son financement repose sur un conventionnement avec la CNAM.

Qu’ils proviennent des près de 10.000 médecins généralistes épaulés par les infirmières Asalée dans tout le pays, comme de la part des patient·es soignés et de leurs familles, tous les témoignages attestent pourtant de la vertu et de l’efficience du modèle Asalée. Celui-ci permet aux médecins d’être assistés dans leurs soins, et permet également à l’assurance maladie de réaliser des économies financières, avec des professionnelles salariées et non des tarifications à l’acte.

Accusée de mauvaise gestion depuis un rapport de l’IGAS, l’association a vu ses subventions coupées et rien ne semble ouvrir la voie à leur rétablissement, malgré les ajustements de gouvernance sincères effectués depuis.

Plusieurs collègues de tous bords politiques ont déjà interpellé la ministre de la Santé, Mme Stéphanie Rist, dans le cadre du groupe de travail de l’Assemblée nationale contre les déserts médicaux. En vain à ce stade.

Je joins ma voix à la mobilisation des infirmières Asalée, des médecins et de leurs patient·es : ne laissons pas mourir ce modèle, ni travailler plus longtemps sans salaires ces professionnelles si méritantes.

Pour signer la pétition : https://www.change.org/p/soutenir-asalee-pour-garantir-sa-pérennité

L’article d’@Ouest-France Rennes sur la mobilisation de ce jour : « Ici pour défendre nos droits » : sans salaires depuis deux mois, une centaine d’infirmières manifeste à Rennes

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