En ce 17 mars, Journée nationale des aides à domicile, je souhaite attirer notre attention collective sur ces métiers. Cela représente 570.000 personnes en France, à 96% des femmes.
Soin à la personne, portage ou préparation des repas, ménage et entretien, accompagnement du handicap, soutien à la parentalité, compagnie et conversation : les auxiliaires de vie remplissent des missions indispensables auprès de publics vulnérables ou en perte d’autonomie. Elles le font avec professionnalisme, mues par l’empathie et l’attention à l’autre, mais dans des conditions dégradées, avec parfois des rémunérations inférieures au SMIC. En effet, en dehors de l’ancienneté, leurs salaires n’ont pas connu d’augmentation depuis 2021 et la dernière revalorisation de la branche de l’aide à domicile par « l’avenant 43 ».
Il y a quelques semaines, j’ai été à la rencontre de l’ADMR du Pays de Liffré, à l’invitation de son président. J’ai rencontré l’équipe des professionnelles qui exercent dans ces communes, et suivi Angélique sur un des déplacements à domicile parmi la dizaine qui remplit ses journées pour des créneaux d’intervention de 30-45 minutes généralement. De ces échanges, je retire l’amour de leur métier, la dignité de l’exercer dans des conditions difficiles, et la revendication légitime d’une meilleure reconnaissance financière de leur travail.
Le 13 avril 2020, au cœur de la crise Covid, Emmanuel Macron s’était engagé en ces termes : « Il faudra se rappeler que notre pays tout entier repose aujourd’hui sur ces hommes et ces femmes que nos économies reconnaissent et rémunèrent si mal ». Près de 6 ans plus tard, ces femmes attendent toujours que ces paroles si justes soient suivies d’effet.
Alors que la population française vieillit, que les associations manquent de moyens, et que ces métiers souffrent d’un manque d’attractivité en raison de rémunérations non revalorisées, il est temps que notre pays se montre davantage reconnaissant à leur égard. Je pense en particulier au travail de mon collègue François Ruffin qui, depuis longtemps, se bat pour améliorer leur sort. Nous continuerons à plaider leur cause pour que justice leur soit rendue.



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