J’intervenais cet après-midi dans le cadre du débat « Associations en crise : quelle politique associative pour l’État ? ». L’occasion de rappeler une réalité préoccupante : la fragilité croissante du secteur associatif.
Un véritable plan social silencieux est à l’œuvre, avec 12 305 emplois perdus. Pourtant, ces structures sont essentielles à la cohésion sociale, à la solidarité, au sport, à la culture et à tant d’autres dimensions de notre vie collective.
À Rennes, la situation illustre cette tension : un tiers des associations a été contraint de réduire ses activités. Selon France Bénévolat Ille-et-Vilaine, entre 1 500 et 2 000 emplois auraient été supprimés. Plus inquiétant encore, 8 % des associations employeuses ont vu leurs salariés partir d’eux-mêmes, faute de perspectives et face à une incertitude devenue trop pesante.
Face à cela, nous devons agir. Sanctuariser les moyens de l’État et des collectivités est indispensable. Simplifier les démarches administratives est tout aussi crucial pour redonner de la liberté à l’engagement associatif.
Aller au contenu principal