Le 7 juillet 2026, l’’Assemblée nationale a adopté un texte instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre.

En adoptant cette proposition de loi, le bloc central (LREM, MODEM, Horizon, Les Républicains) se soumet aux injonctions de l’extrême droite et met à mal l’Etat de droit. Sous couvert de protéger les forces de l’ordre, ce texte crée un régime d’exception qui les éloigne du droit commun de la légitime défense et affaiblit le contrôle de la justice sur l’usage de la force. 

Cette disposition risque de jeter le soupçon de l’illégalité sur l’ensemble des forces de l’ordre, alors que l’immense majorité des policiers et des gendarmes est respectueuse de la loi. 

Cette réforme constitue un danger pour l’intégrité physique des personnes en contact avec les forces de l’ordre, en particulier les plus jeunes et les habitants des quartiers populaires. En compliquant l’accès à la justice pour les victimes et leurs familles, ce texte risque de renforcer le sentiment d’impunité.

Ce vote est aussi un choix politique. Une nouvelle fois, le camp présidentiel reprend les mots, les priorités et les obsessions de l’extrême droite, en reprenant les thèmes et les termes de feu Jean-Marie Le Pen et son parti. 

« Avec le groupe Écologiste et Social, je me suis résolument opposé à ce texte. Nous continuerons de défendre une République où personne n’est au-dessus de la loi, où la justice est indépendante et où les forces de l’ordre protègent nos concitoyens. » 

« Hier soir, Marine Le Pen annonçait sa candidature à l’élection présidentielle, pourtant son programme est déjà appliqué par l’alliance de la Macronie, de la droite et du Rassemblement national. Le vote sur la présomption de légitime défense marque une grave atteinte à l’État de droit, au moment même où nous devrions le défendre. Face à cette dérive, nous continuerons de défendre une justice indépendante et l’égalité de toutes et tous devant la loi. »

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