




Longtemps que je n’ai pas posté ici le récit de mes déplacements en circonscription.
Pourtant, je n’ai pas été en reste de rencontres au cours du mois de juin, de celles qui nous rappellent combien l’engagement associatif et la mobilisation des élus locaux sont précieux et indispensables à la cohésion sociale dans notre territoire.
Deux préoccupations majeures ont animé les échanges du week-end, deux angoisses liées par un même sentiment d’impuissance, en contraste de la qualité des propositions déployées sous un soleil de plomb ces samedi et dimanche.
Les Maires, les parents d’élèves, les agents des communes et les acteurs associatifs ont adapté l’organisation des fêtes d’écoles et autres vide grenier aux chaleurs extrêmes que nous enregistrons depuis quelques jours. Nombreuses étaient les interrogations sur les jours à venir… et plus globalement sur les retards accumulés pour adapter nos sociétés au dérèglement climatique. J’observe toutes les énergies disponibles pour soutenir un effort général vers une authentique transition. Mais les atermoiements et autres changements de caps des pouvoirs publics sont déconcertants et désespèrent les engagements les plus volontaires. On ne peut raisonnablement prétendre à l’écologie et réintroduire des néonicotinoïdes dangereux, supprimer d’un trait de plume les ZFE ou encore diminuer drastiquement les moyens dédiés aux collectivités pour adapter leurs territoires (réduction par 4 des crédits du Fond Vert par exemple).
Seconde angoisse saisissante du moment, la montée de l’extrême-droite qui se caractérise également par un déni climatique criminel. Le RN, comme LR d’ailleurs, s’attaquent frontalement aux quelques normes qui préservent, bien qu’insuffisamment, l’environnement et notre santé à toutes et tous, agriculteurs compris. Ces propos simplistes ne lèvent aucun enthousiasme particulier mais s’installent comme un recours à l’échec de l’action politique qui précède sa progression, autant qu’ils prospèrent face au spectacle d’une division de notre camp. Tous les acteurs rencontrés ce week-end m’ont témoigné de leurs attentes, espérant « qu’à Paris », l’on prenne vite conscience de l’urgence à agir. Sur mon blog et sur les réseaux sociaux, j’ai déjà souvent exposé quelques-unes de mes convictions sur le sujet, et là n’est pas l’ambition de ce texte court. Il livre simplement le témoignage brut de celles et ceux qui mettent « les mains dans le cambouis » de la République et de la cohésion sociale, rongés par l’inquiétude d’une accession au pouvoir de forces hostiles à leurs efforts.
Une certitude toutefois au sortir de ce week-end, nous ne ferons rien sans eux.
Merci aux élus et responsables associatifs pour votre mobilisation et votre accueil le week end dernier à Liffré, La Mézière, La Bouxière, Chasné-sur-Illet, Dingé, Langouet, Livré-sur-Changeon, Saint-Gondran (par ordre chronologique de passage…). Un long week-end sur les routes de la circonscription, aussi éprouvant qu’enrichissant.