ma réaction à la Niche parlementaire du groupe Écologiste

12 février 2026

Niche parlementaire du groupe Écologiste : des avancées majeures à l’Assemblée nationale, 

mais l’obstruction des droites empêche des débats essentiels

Hier jeudi 12 février se tenait à l’Assemblée nationale la journée d’initiative parlementaire, dite “niche parlementaire”, du groupe Écologiste et Social au cours de laquelle le groupe décide les textes inscrits à l’ordre du jour.

 

Neuf textes ont été inscrits lors de cette journée, portant sur des sujets majeurs de justice sociale, de santé publique, de démocratie et de protection de l’environnement

  • Améliorer la protection des personnes ciblées par les réseaux de criminalité organisée 
  • Protéger l’eau potable 
  • Empêcher la constitution de monopoles économiques dans les médias 
  • Permettre aux maires de loger les habitants en mobilisant les logements vacants 
  • Pour une génération sans sucre 
  • Instaurer un référendum d’initiative citoyenne délibératif 
  • Protéger l’alimentation des contaminations au cadmium 
  • Reconnaître l’éducation au dehors et en contact avec la nature
  • Accorder le droit de vote et d’éligibilité aux élections municipales aux étrangers non ressortissants de l’UE 

 

Au terme de cette journée, le seul texte adopté — porté par Sandra Regol — constitue une avancée majeure dans la lutte contre le narcotrafic. Cette proposition de loi reconnaît enfin le rôle essentiel des citoyennes et citoyens engagés face aux réseaux de criminalité organisée et affirme que leur protection ne peut plus être laissée à la discrétion de l’État, mais relève d’un véritable droit.

En revanche, les textes qui ont suivi ont dû faire face à l’obstruction issue des bancs de droite et du Rassemblement National, avec de nombreux amendements déposés, des débats enlisés volontairement et des suspensions de séance à répétition. Ainsi la proposition de loi visant à protéger l’eau potable, portée par Jean-Claude Raux, a dû être retirée, malgré l’urgence sanitaire et environnementale le jour même d’une nouvelle réunion de la Commission locale de l’eau à Laillé, qui voit toujours bloquée l’adoption de la révision du SAGE Vilaine. Le suivant concernait la lutte contre la concentration des médias et n’a pas non plus pu être examiné jusqu’à son terme, bien qu’il soit pourtant fondamental pour garantir un enjeu démocratique central : la liberté de la presse et le pluralisme de l’information.

 

Pour Tristan Lahais, député d’Ille-et-Vilaine : « En hémicycle, la droite et l’extrême droite se sont liguées pour empêcher l’adoption de textes essentiels sur la santé publique et la démocratie, en bloquant la protection de l’eau potable portée par mes collègues Jean-Claude Raux et le débat sur la liberté de la presse défendu par Sophie Taillé-Polian. Le camp présidentiel a lui brillé par son absence et ses divisions internes. »

 

« Il s’agit d’une obstruction délibérée et assumée, scandaleuse car menée au détriment de l’intérêt général.» dénonce-t-il. « Mais loin de nous décourager, cela ne fait que renforcer la détermination de notre groupe Écologiste et Social à défendre la protection des biens communs, de la démocratie et de l’intérêt général. »

 

« Face aux pesticides, nous défendrons la vague citoyenne qui monte pour faire primer la santé publique sur les intérêts privés, à l’image des plus de 2,1 millions de signataires mobilisés par la pétition contre la loi Duplomb l’été dernier. Face à l’offensive idéologique et réactionnaire menée par les milliardaires Bolloré et Stérin, nous ne baisserons pas les bras pour combattre leur propagande effrénée et défendre l’audiovisuel public.» conclut le député.

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