J’intervenais le 25 février, en commission des finances sur une proposition de loi visant à mieux contrôler les agences de l’État déposé par le groupe MODEM à l’occasion de leur journée parlementaire du mois de mars prochain.
L’occasion de rappeler que nous n’avons jamais été de ceux qui défendent par principe une action publique confiée à des agences parfois éloignées du contrôle démocratique, avec trop peu d’obligations de rendre compte, ni devant le Parlement, ni devant les assemblées locales, parfois devant personne.
Mais il faut aussi rétablir quelques faits :
– l’écart entre les économies structurelles réellement envisageables (quelques centaines de millions d’euros) et les objectifs politiques affichés qui parlent, eux, de plusieurs milliards, qui nous interroge sur les véritables intentions,
– les agences subissent des logiques de stop & go budgétaires incompatibles avec toute planification à long terme
– leur nombre a déjà diminué de 33 % depuis 2008
– elles assurent des missions essentielles de service public.
Mais depuis des années, les agences concentrent sur elles des critiques systématiques et soupçons idéologiques venues de la droite comme à l’extrême droite avec l’obsession de la « rationalisation », qui ressemble de plus en plus à une logique de tronçonneuse, inspirée des méthodes de Javier Milei.