Immense tristesse ce matin à voir les dégradations, et même les destructions, de biens publics et privés dans de nombreuses grandes villes de France. Ces casseurs sont les idiots utiles de celles et ceux qui exigent une exclusive réponse d’ordre aux revendications légitimes de la jeunesse et d’une population qui, pour l’immense majorité, a manifesté dans le calme son désir de justice sociale.
Contrairement aux propos irresponsables du Premier ministre appelant à « choisir son camp », je me refuse à ce champ lexical départageant le conflit social en guerre civile opposant les casseurs aux forces de l’ordre.
La condamnation sans réserve des casseurs, et notre profonde solidarité avec toutes celles et ceux qui souffrent des conséquences graves de ces agissements, ne dissipe en rien les critiques formulées à l’endroit de la doctrine du maintien de l’ordre.
La déclaration du Premier ministre est surtout une voie sans issue et une fuite en avant, aveugle aux responsabilités d’un pouvoir qui refuse depuis 10 ans d’entendre les aspirations légitimes à davantage d’égalité, de justice et de redistribution des richesses.
Notre pays a besoin de calme et d’apaisement. Et pour ce faire le gouvernement doit d’urgence entendre et traduire en actes la demande d’écoute et de justice qui s’exprime.
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