2025 a été proclamée par l’ONU « Année internationale des coopératives », une véritable reconnaissance pour le modèle coopératif, comme un réel levier concret de stabilité, de résilience économique et de croissance durable.
Dans le même temps, la France fait face à un défi majeur : près de 500 000 entreprises seront à transmettre dans la prochaine décennie. Derrière ce chiffre, il y a un risque bien réel de disparition d’entreprises viables, de pertes d’emplois et d’affaiblissement de nos territoires.
Dans ce contexte, nous auditionnions dans le cadre de la Commission des Finances Cyril ZORMAN, président de la Confédération générale des SCOP et des SCIC, Amélia TISCORNIA, vice-présidente, et Fatima BELLAREDJ, déléguée générale, sur les questions économiques auxquelles sont confrontés les acteurs de l’économie sociale et solidaire
Nous sommes revenus sur les avantages des SCOPS : maintien des centres de décision, limitation des délocalisations ou encore ancrage territorial fort. Pourtant des freins demeurent comme l’accès encore difficile aux fonds propres, l’attractivité fiscale limitée pour les investisseurs, ou encore le financements ESS trop dépendants d’arbitrages budgétaires de dernière minute.
À l’heure où le Pacte Dutreil est questionné, encore cet automne par un rapport de la Cour des comptes, faciliter la reprise des entreprises par les salariés peut être considéré comme un enjeu de souveraineté économique territoriale.
Un débat essentiel pour l’avenir de nos entreprises, de nos territoires et de notre souveraineté économique.